Des chats, des paysages, des portraits, de jeunes nymphes alanguies… Voilà ce que Balthazar Klossowski, dit Balthus (1908-2001), aimait mettre en mouvement dans ces toiles. Pour le centenaire de sa naissance, qui mieux que la Fondation Gianadda à Martigny pouvait exposer l'automne dernier ses plus belles œuvres ? Education à Genève, marié à une Bernoise et terminant les vingt dernières années de sa vie à Rossinière, tout relie Balthus à la Suisse. L’un de ses premiers paysages peint en 1923 ne fut-il pas une représentation du village de Muzot au dessus de Sierre ? |  Passage du commerce-Saint-André, huile sur toile, 294 x 330 cm, 1952-1954, collection privée |
Par Elodie de Boysson de Valais-Magazine.ch Se situant entre Bacon et Picasso, étudiant Poussin, s’intéressant à la luminosité, aux couleurs et à l’harmonie, Balthus donne naissance à un style unique et mystérieux. L’ambigüité qu’il cultive fait d’ailleurs des émules. La rétrospective qui s'est achevée à l'automne dernier proposait une traversée de toutes les périodes et de tous les thèmes du peintre : portraits, paysages, sans oublier les jeunes filles abandonnées, thème fondateur du mythe balthussien. Le vrai morceau de bravoure de l’exposition était assurément la remarquable section consacrée aux dessins. Entre érotisme équivoque et dandysme énigmatique, cette exposition, orchestrée par ses deux commissaires, l’académicien Jean Clair et Dominique Radrizziani, nous invitait à redécouvrir l’ampleur de l’œuvre de Balthus et à en pénétrer l’univers énigmatique. |
| L’exposition « Balthus, 100e anniversaire » a eu lieu à la Fondation Pierre Gianadda, 59, rue du Forum, 1920 Martigny,elle accueille actuellement scuptures et dessins de Rodin. Renseignements : +41 (0) 27 722 39 78 et www.gianadda.ch |
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